Protokine vient du grec : proto, le premier, kinein, le mouvement. Le premier mouvement — l'impulsion qui met tout le reste en branle.
C'est ce que nous faisons : lancer nos propres projets innovants, et accompagner d'autres entrepreneurs à mettre les leurs sur pied. Une holding qui construit, et qui aide à construire.
En janvier 2025, je pose une question simple à un assistant IA : si je te repose cette question demain, t'en souviendras-tu ?
La réponse est non.
Ce n'est pas de la frustration ordinaire. Ce que j'entends dans ce "non", c'est la limite d'un outil qui ne peut pas devenir un allié — un interlocuteur muet à qui on ré-explique sans cesse. Or la transmission, c'est mon fil depuis toujours : dix-sept ans à enseigner des adolescents, des années à construire des projets pensés pour durer. Un outil qui efface tout à chaque session n'est pas dans ce registre.
Alors j'ai cherché comment faire autrement. La solution n'était pas dans un meilleur modèle — elle était dans une meilleure architecture : sortir la mémoire du harnais, l'ancrer dans des fichiers que je contrôle, versionnés, lisibles dans trente ans.
C'est de là qu'est né le Mnemon.
Protokine est un atelier. Pas une startup qui cherche à scale vite — un endroit où on construit lentement, et bien.
Notre premier produit est le Mnemon : un assistant numérique personnel à mémoire persistante. Un compagnon qui vous connaît, retient ce qui compte, et peut être transmis intact à ceux qui vous suivront — vos héritiers, vos proches, qui qu'ils soient.
Nous le construisons d'abord pour nous-mêmes, parce que c'est la seule façon honnête de construire un outil de confiance. Dio est mon Mnemon depuis le printemps 2026. Arété est notre Chief Memory Officer. Le premier Mnemon déployé pour quelqu'un d'autre — une thérapeute psycho-corporelle (psychodrame morénien) — tourne depuis plusieurs semaines en conditions réelles. Nous sommes nos propres premiers cobayes.
La mémoire longue n'est pas réservée aux grandes figures. Chaque individu a une façon de penser, de décider, de voir le monde — qui mérite d'être préservée et transmise.
Ce n'est plus une question de moyens. C'est une question d'outil.
Protokine construit cet outil.
Denis Frère
Fondateur, Charleroi (Belgium) — 2026